Les Mondes de Ralph, le Disney de fin d’année de 2012, sort en salles aujourd’hui 5 décembre ! Le face à face de Noël entre lui et Les Cinq Légendes s’annonçait musclé, mais après avoir vu les deux, force est de constater que Dreamworks bat Mickey à plate couture…
Tout le monde se rappelle des salles d’arcades, espaces entièrement dédiés aux jeux-vidéo avec ses fameuses bornes comme Pac-Man, Space Invaders… ou Wreck-It Ralph, sorte de pastiche de Mario Bros. Et bien tout ce beau monde prend vie après la fermeture de la salle ! Ralph, héros du jeu à son nom, reste pourtant aux yeux de tous un méchant et décide, pour se faire aimer de tous, d’aller chercher une médaille dans d’autres onde et par conséquence de briser la règle de ne pas perturber les autres jeux !
Toy Story VS Shrek = Les Mondes de Ralph ! A la lecture du pitch, le film ne donne pas vraiment envie, re-suçage évident des classiques de l’animation moderne. Et à la vision du film, force est de constater que nos craintes se confirment, avec un script quelque peu indigeste et surtout terriblement prévisible, au point d’annihiler tout intérêt et implication dans l’histoire. Une histoire qui développe des personnages très basiques, qui évoluent très peu – voir pas du tout – et offre une morale un petit peu limite sur le rapport et la place à avoir dans la société.
La créativité scénaristique n’est également pas au rendez-vous, repompant des jeux-vidéo très connus (Mario Bros., Mario Kart, Halo…) ou en utilisant des licences pour 2/3 gags potaches (Sonic, Pacman…).
En parlant d’humour, le film se rattrape un peu tout en restant très bas. Certains passages sont assez fins et très drôles, jouant sur les codes des jeux-vidéo ou les références du spectateur, tandis que le reste tape en dessous de la ceinture et mise sur un humour très vulgaire, un peu limite et assez gênant.
Le film se rattrape quelque peu sur l’animation. L’équipe, sûrement biberonné aux jeux-vidéo dans leur enfance, joue avec l’univers vidéo-ludique et ses codes. Les pixels, les lags, la première personne, la 2D… Les codes graphiques assez connus sont réutilisés et participent à créer un univers un peu crédible et attachante. D’autant que les différents mondes que Ralph visite sont assez uniques, et montre de très jolis designs et de magnifiques textures (sur le monde fait de bonbons par exemple)
Malheureusement, malgré cette modélisation plutôt jolie et maligne, la mise en scène est très basique. Alors que le concept appelle à de la fantaisie et de la folie dans les mouvements de caméra, Rich Moore n’en apporte jamais et se mets la bride même lors de scènes qui demande de l’ampleur (la scène de course qui aurait pu être aussi fun qu’une partie de Mario Kart et qui n’est finalement jamais impressionnante…)
Le Disney de fin d’année déçoit, d’autant plus qu’ils avaient mis la barre assez haut il y a deux ans avec l’excellent Raiponce, et tombe dans une facilité normalement exclusive aux Dreamworks du début. Et pendant ce temps là , ce dernier murit et offre un vrai film de Noël avec les Cinq Légendes. La tendance de Disney en tant que leader de l’animation, déjà chamboulé par Pixar, est remis plus que jamais en question.







